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Érosion et Gestion Conservatoire des Eaux et des Sols

Gérons ensemble et durablement l’eau, la biomasse et la fertilité des sols

Thèmes de recherche

Les thèmes de recherche pris en compte par le Réseau "EGCES" englobent les aspects suivants :

-  des aspects de méthodologie : diagnostic rapide et définition d’indicateurs par des techniques simples, techniques de spatialisation des données et suivi des projets d’aménagement ;
-  des aspects socio-économiques de l’érosion et de la GCES : coûts de l’érosion, perception par les intéressés et acceptabilité des techniques de la lutte antiérosive (pertes de fertilité, dégâts aval, pertes de rendements, main-d’œuvre, matériaux, entretien) ;
-  des aspects agro-pédologiques liés à l’amélioration des stratégies traditionnelles et modernes de GCES et à la restauration de la productivité des sols et de la biodiversité ;
-  et des aspects agro-hydrologiques liés à la conservation des eaux et de leurs qualités.

Les principaux thèmes de recherche d’intérêt capital, notamment dans les pays de la francophonie, sont :

-  développer des pratiques de GCES adaptées aux diverses conditions bio-physiques et humaines dans le paysage. Mettre au point une méthodologie pour évaluer le coût des méthodes antiérosives, leur efficacité et leur acceptabilité par les différentes couches de la société paysanne. Face à la diversité des processus d’érosion, proposer des pratiques de GCES adaptées aux diverses conditions bio-physiques et humaines ;

-  développer des techniques de gestion de la biomasse favorisant le stockage de la matière organique dans les sols et l’amélioration de leurs propriétés physico-chimiques et biologiques. Le maintien d’un certain équilibre carboné apparaît comme une mesure importante de conservation des sols, en raison du rôle de la matière organique sur la structure du sol, sa résistance à l’érosion, le stockage des nutriments, la séquestration du carbone et les propriétés hydrologiques ;

-  rechercher des techniques de gestion de l’eau sur les versants permettant de valoriser au mieux la quantité et la qualité de cette ressource. Les enjeux de la gestion de l’eau diffèrent grandement d’un climat à l’autre. Par exemple, dans les pays semi-arides, on aura tendance à capter le ruissellement et à l’infiltrer localement tandis que dans le pays humides, on cherchera plutôt à évacuer les excès soit par diversion (terrasses) soit par dissipation de l’énergie du ruissellement tout au long du versant (cordons de pierres, haies vives, structures perméables). Les pratiques de gestion de l’eau à promouvoir diffèrent donc grandement selon la situation écologique, selon les politiques régionales et selon la demande (allocation de l’eau aux paysans sur les versants, aux consommateurs urbains, aux grands projets d’irrigation des plaines ou aux industries) ;

-  étudier la fertilisation organique et les compléments minéraux indispensables pour l’intensification de la production. Puisque aucune source organique de fertilité ne suffit à compenser les exportations intensives par les récoltes et les pertes par érosion et drainage, il faut jouer sur la complémentarité de diverses méthodes de gestion de la biomasse et des apports complémentaires fractionnés de nutriments minéraux pour valoriser les activités de GCES ;

-  développer des outils, simples et rapides, d’évaluation des risques érosifs tenant compte des variabilités spatio-temporelles en vue de l’aide à la décision en matière de GCES. La lutte antiérosive requiert d’identifier les zones à hauts risques afin de classer les priorités d’interventions correctives. Par ailleurs, la lutte contre la pollution diffuse demande aussi l’évaluation de l’effet d’implantation des diverses pratiques antiérosives sur la réduction des émissions de polluants ;

-  étudier la bio-disponibilité des polluants et des nutriments transportés par les sédiments érodés et l’impact des pratiques de GCES sur cette bio-disponibilité. La bio-disponibilité des polluants entraînés par le ruissellement et les sédiments érodés varie selon divers facteurs tels que : la nature du polluant, la texture du sol, l’intensité de l’érosion ... etc. Cette bio-disponibilité influence fortement le niveau d’impact réel de l’érosion sur les plans d’eau récepteurs (eutrophisation et minéraux lourds) ;

-  étudier les interactions et les relais entre les processus d’érosion dans le paysage et les agrosystèmes par rapport à des objectifs de GCES. La gestion durable des sols exige en effet qu’on tienne compte des interactions entre les divers processus qui se manifestent tout au long du versant. En particulier en milieu semi aride, on peut observer des relais entre l’érosion hydrique et l’érosion éolienne. En milieu humide, la lutte contre les inondations doit s’articuler autour de l’aménagement des canaux de drainage dans les vallées, mais surtout autour de l’amélioration de l’infiltration des pluies et de la rétention du ruissellement sur les versants.


 
   
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5 juillet 2007